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Journée Internationale de la Démocratie : la Société civile camerounaise propose l’organisation des « Etats Généraux de la Nation », pour répondre aux aspirations du peuple

Jean Marxc Bikoko au centre.

Dans une Déclaration  conjointe rendue publique lors de la célébration de la Journée Internationale de la démocratie le 15 septembre 2025, des organisations de la Société civile camerounaise soutiennent que la présidentielle du 12 Octobre 2025 constitue une opportunité pour impulser une nouvelle dynamique capable de prendre en compte les spécificités des différentes communautés qui aspirent à un avenir radieux, et de garantir le bien-être de tous les citoyens. Selon Jean Marc Bikoko, Coordonnateur national de Tournons La Page Cameroun et président de la Centrale Syndicale du secteur Public(CSP), Obam Félix Marcel, Président du Comité National de Direction de Dynamique Citoyenne face à la presse nationale et internationale à Yaoundé, la seule issue de sortie pour repositionner le Cameroun sur la voie du développement c’est la refondation de l’état qui passe impérativement par les Etats Généraux de la Nation, à organiser dans les meilleurs délais par le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.  Les détails.

De concert avec les autres pays du monde, le Cameroun a célébré le 15 septembre 2025, la Journée Internationale de la Démocratie sous le thème « Présidentielle 2025-Quelle solution pour le changement que réclament les camerounais ? Les Etats Généraux de la Nation ».  Selon les responsables des organisations de la Société civile, CSP, Tournons La Page Cameroun, Dynamique Citoyenne et Jeurac, « Les Etats Généraux de la Nation » sont la solution indiquée pour le changement que réclament les camerounais. « Au regard du tableau peu reluisant du processus de démocratisation en cours et de l’état de la gouvernance publique au Cameroun, l’effervescence politique actuelle, bien que légitime masque une réalité fondamentale. L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ne saurait en l’état, répondre aux urgences structurelles, historiques et sociales qui minent notre Nation. Encore moins serait-elle en mesure de transformer le destin des populations camerounaises. Les citoyens engagés dans l’action militante au sein de la société civile exigent la refondation du Cameroun pour les raisons suivantes : Le Cameroun a été créé par les puissances coloniales et pour leurs intérêts, sans consultation des différentes communautés qui y vivaient. Et jusqu’à ce jour, aucun contrat social n’a été établi entre les gouvernants à la solde des puissances étrangères et les citoyens ; Les institutions de l’État du Cameroun ne sont pas le reflet de la volonté du Peuple, mais juste de simples instruments au service d’un pouvoir éloigné et déconnecté des réalités vécues par les populations ; Le système politique actuel exclut, marginalise et oppresse, au lieu de fédérer, représenter et protéger ; Les jeunes, les femmes, les personnes du 3e âge, les peuples autochtones, et les membres de la diaspora continuent d’être relégués au rang de figurants dans la construction de notre avenir commun ; Les questions fondamentales telles que la justice sociale, la décentralisation réelle, la reconnaissance de la diversité culturelle et linguistique, la redistribution équitable des richesses, ainsi que les transitions écologique et démocratique sont systématiquement absentes des débats politiques. Les états généraux de la nation devront donc être un espace de dialogue participatif, inclusif et souverain où toutes les composantes de la société – communautés traditionnelles, organisations citoyennes, partis politiques, organisations syndicales, confessions religieuses, universitaires, diasporas, etc., pourront s’exprimer librement et repenser collectivement le Cameroun, pour un nouveau contrat social. Ils devront être organisés par un Comité National mis en place par le Président de la République… » peut-on lire dans la déclaration rendue publique le 15 septembre 2025 à Yaoundé et dont nous avons obtenu copie.

Selon Jean Marc Bikoko ce Comité devra être composé par les représentants du Gouvernement en exercice désignés par le Président de la République ; Les représentants des partis politiques désignés par leurs pairs ; Les représentants des mouvements confessionnels désignés par leurs pairs ;Les représentants des organisations syndicales désignés par leurs pairs ; Les représentants des OSC désignés par leurs pairs ; Les représentants des différentes corporations désignés par leurs ordres respectifs (Avocats, Médecins, Architectes, Expert-comptable, etc.) ;Les représentants de la chefferie traditionnelle élus par les pairs ;Les représentants du secteur privé élus ;  Les représentants des professionnels des médias élus, Etc.

Jean Marc Bikoko souligne que « le succès des états généraux de la nation nécessite absolument la mise en place d’un gouvernement de transition, limité à une vingtaine de membres, composé essentiellement de technocrates issus des différents corps sociaux et désignés par leurs pairs selon la configuration suivante : Les représentants du Gouvernement actuel, les représentants des Organisations de la société civile, les représentants des partis politiques, les représentants des confessions religieuses, les représentants de l’autorité traditionnelle, les représentants des travailleurs (syndicats), les représentants du secteur économique (patronat), tous nommés par le Président de la République ».

En définitive, martèlent ces Organisations de la Société Civile, « Les États Généraux de la Nation doivent avoir pour objectifs de : Permettre aux différentes communautés de reconstituer leur histoire, consolider leurs fondations et revaloriser leurs traditions et cultures ; Poser un diagnostic sans complaisance de la crise systémique qui secoue notre pays ; Définir les bases d’un nouveau contrat social, fondé sur la justice, l’égalité, la transparence et la participation citoyenne ; Revoir la structure de l’État du Cameroun (Réformer l’État), pour la rendre plus représentative et plus proche des populations, en tenant compte des réalités culturelles et historiques ; Engager un processus de refondation des institutions (un système politique) pour une gouvernance démocratique, qui garantisse une réelle participation citoyenne et une décentralisation effective, pluraliste et respectueuse des droits humains ;Construire une économie inclusive (Redéfinir le modèle de développement) qui bénéficie à tous les Camerounais, et non à une élite ;Ouvrir un dialogue sincère sur les fractures sociales et les conflits (Réconcilier la nation) qui minent notre vivre-ensemble ».

Ericien Pascal

 

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