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Violences Basées sur le Genre (VBG) au Cameroun : Des Organisations de la société Civile et les médias en guerre contre le phénomène

Le projet « Riposte aux VBG : implication des autorités locales et des leaders communautaires », mis en œuvre pendant 3 ans dans les régions du Centre, Est, Littoral, et Sud par l’Association pour la Valorisation de la Femme (l’AVAF) et financé par le Fonds d’Affectation des Nations Unies pour l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes, s’inscrit dans la dynamique de lutte contre ce phénomène. Acteurs de la société civile, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, les Forces de Maintien de l’Ordre ainsi que les medias mobilisés autour du Projet pour tordre le cou aux Violences Basées sur le Genre. Ce  projet ambitieux arrivé à son terme après une durée de trois ans, devrait pouvoir s’étendre, pour la phase 2, à d’autres régions du pays et davantage au-delà des grandes métropoles.

C’est un projet ambitieux qui est arrivé à son terme. Il visait à renforcer la prévention et la réponse aux Violences Basées sur le Genre (VBG) à travers l’engagement actif des acteurs locaux dans les régions du Centre, Est, Littoral et Sud. Depuis son lancement, le projet a généré des expériences riches et diverses, incluant des approches innovantes, des succès et des défis, qui constituent un capital précieux de bonnes pratiques et de leçons apprises.

Au cours d’un Atelier d’Échange de Bonnes Pratiques et Leçons Apprises en Matière de Gestion des VBG dans le Cadre de ce Projet, organisé le 22 août 2025 au CICM sis au Carrefour club France à Yaoundé, il était d’ailleurs question de Vulgariser les expériences du projet « Riposte aux VBG » en facilitant l’échange de bonnes pratiques et de leçons apprises en matière de gestion des VBG, afin de renforcer les capacités des acteurs locaux et d’informer un public plus large, y compris les médias.

L’Arelier de Yaoundé.

Des organisations de la société civiles à l’instar de Elles Cameroun et l’Association camerounaise pour l’épanouissement et l’autonomisation des personnes vulnérables ont exposé les résultats de leur travail réalisé sur le terrain.

De manière plus spécifique, il était question au cours de cet atelier de  Présenter les bonnes pratiques et les leçons apprises issues de la mise en œuvre du projet « Riposte aux VBG » par les organisations partenaires à l’effet de rendre public ; Offrir une plateforme d’apprentissage mutuel pour les organisations partenaires et les parties prenantes locales sur des approches efficaces de gestion des VBG ; Analyser collectivement ce qui a bien fonctionné, pourquoi, ainsi que les obstacles rencontrés et les solutions apportées ; Encourager l’adoption et l’adaptation des approches réussies par d’autres acteurs et dans d’autres contextes ;Engager les médias et les parties prenantes locales pour une meilleure compréhension des enjeux de la gestion des VBG et une diffusion élargie des messages clés du projet ; Consolider les liens entre les partenaires du consortium, les autorités locales, les leaders communautaires et les médias pour une riposte coordonnée et efficace.

Les hommes et femmes des médias ont ainsi été mieux informés sur les enjeux des VBG et les stratégies de riposte, favorisant une couverture médiatique plus pertinente. Aussi, les journalistes auront désormais le Rôle de vulgarisation et de sensibilisation. Etre de véritables alliés dans la lutte contre les VBG en utilisant leurs plateformes (articles de presse, reportages télévisés, émissions de radio, contenu en ligne) pour Sensibiliser le grand public sur la nature et les conséquences des VBG ; Informer sur les solutions et les mécanismes de prise en charge existants, souvent méconnus ; Éduquer sur les rôles des différents acteurs locaux (autorités, leaders communautaires) dans la prévention et la réponse aux VBG.

Cette rencontre a donc permis aux journalistes d’avoir des connaissances adéquates afin de mettre en lumière les bonnes pratiques et les leçons apprises pour inspirer d’autres acteurs, communautés et organisations.

Les violences basées sur le genre (VBG) sont un problème répandu et persistant au Cameroun, affectant principalement les femmes et les filles, avec une prévalence accrue dans les zones de crise. Les formes courantes incluent les violences conjugales, les mariages forcés, les agressions physiques et sexuelles, et la violence numérique. Des facteurs tels que l’insécurité, la pauvreté, les normes patriarcales et l’inadéquation des lois et des ressources exacerbent le problème, bien que des efforts soient en cours pour y remédier grâce à la forte implication des organisations de la société civile.

Ericien Pascal

 

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