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NOSO : La Visite du Pape Léon XIV, des moments intenses de communion pour bénir les efforts de paix du Gouvernement camerounais

L’étape de Bamenda de la visite du Pape Léon XIV sera un temps de communion et de revitalisation de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Son passage sur le sol anglophone témoigne de l’importance de la paix, à l’instar du chef de l’État et son gouvernement qui, depuis des années, œuvrent sans relâche pour la paix, s’appuyant principalement sur son expérience et sa sagesse humaine. Détails.

La visite à Bamenda n’est pas le fruit du hasard. Elle envoie un signal fort au monde entier, affirmant que le Cameroun est une nation engagée dans un dialogue crédible et la construction de la paix. Lorsque Sa Sainteté le pape Léon XIV foulera le sol camerounais le 15 avril 2026, il s’agira de bien plus qu’une simple visite pastorale. Ce sera, en termes diplomatiques, un soutien et un rare moment de communion entre l’esprit et le monde. L’un des domaines où la Sainteté du  Saint-Père est attendue pour le bien de la nation est celui de la bénédiction renouvelée sur les efforts du chef de l’État, Paul Biya, pour résoudre la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cette visite sera l’occasion d’une bénédiction papale sur des années d’efforts délibérés, parfois douloureux, de consolidation de la paix menés par le gouvernement, sous l’impulsion du Premier ministre, chef du gouvernement, le Dr Joseph Dion Ngute, et grâce à la vision du président Paul Biya.

Le Saint-Père se rendra de Yaoundé, la capitale, à Bamenda, cœur battant de la région du Nord-Ouest, pour présider une rencontre spéciale à la cathédrale Saint-Joseph, avant de célébrer une messe en plein air à l’aéroport international de Bamenda. Le pape Léon XIV vient avec une autorité spirituelle et une grâce supérieures pour consolider les acquis et insuffler une nouvelle dynamique à la réalisation du projet de redonner leur grandeur aux régions anglophones.

L’architecte du dialogue

Lorsque la crise anglophone a éclaté dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en 2016, le gouvernement a dû faire preuve d’une volonté et d’une sagesse exceptionnelles.

Le président Paul Biya a répondu avec ces deux qualités. Le 4 janvier 2019, il a procédé à une nomination capitale : le chef Joseph Dion Ngute, juriste, universitaire et enfant du Sud-Ouest, a été nommé Premier ministre, chef du gouvernement, avec un mandat clair : ramener la paix dans les régions en proie aux troubles.

Le Premier ministre Dion Ngute n’a pas gouverné à distance. Fort du message de dialogue et de réconciliation du président Biya, il a sillonné les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest lors d’une série de tournées à la rencontre des populations, s’adressant aux communautés, aux chefs traditionnels, à la société civile et lançant un appel direct aux combattants séparatistes armés pour qu’ils déposent les armes.

Son message était clair et empreint d’humanité : les armes ne dialoguent pas, seuls les hommes le font. Il recueillait les propositions, écoutait les doléances et les transmettait au siège de la nation, le Palais de l’Unité.

Il ne s’agissait pas de gestes purement cérémoniels. Ils ont jeté les bases de l’événement politique le plus important de l’histoire moderne du Cameroun : le Grand Dialogue National.

Le Grand Dialogue National

Le 10 septembre 2019, dans une démarche historique, le président Paul Biya s’est adressé à la nation pour annoncer la tenue d’un Grand Dialogue National, insistant sur le fait qu’il se déroulerait dans le cadre constitutionnel d’un Cameroun unifié et indivisible.

Vingt jours plus tard, sous la présidence du Premier ministre Dion Ngute, environ six cents délégués se sont réunis au Centre de conférences de Yaoundé pour cinq jours de délibérations au sein de huit commissions couvrant le bilinguisme, l’éducation, la justice, la décentralisation, le désarmement, la reconstruction, et bien d’autres sujets.

Le chef Dr Joseph Dion Ngute a exhorté les participants à « écrire l’histoire » et à trouver des solutions aux « problèmes qui nous ont divisés, physiquement et intellectuellement, ces dernières années ».

Lors de la clôture officielle du Dialogue le 4 octobre 2019, le pays disposait d’un cadre. Dans son discours de fin d’année, deux mois et demi après ce dialogue national majeur, le président Paul Biya annonçait l’avènement d’un Cameroun nouveau.

Parmi les principaux résultats du dialogue figuraient : l’octroi d’un statut spécial aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ; la création d’assemblées régionales bicamérales comprenant une Chambre des chefs traditionnels et une Chambre des représentants régionaux ; un engagement national en faveur du renforcement du bilinguisme et de la décentralisation ; la création, par décret présidentiel, d’un comité de suivi chargé de mettre en œuvre les recommandations du Dialogue ; des initiatives de désarmement pour les ex-combattants ; et la mise en place des fondements du futur Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD).

Des paroles à la reconstruction

La paix ne se résume pas à l’absence de coups de feu. Elle implique des écoles reconstruites, des tribunaux fonctionnels et des moyens de subsistance restaurés. Le président Biya l’avait bien compris et, en 2020, quelques mois après le Grand Dialogue national, il a élaboré le Plan présidentiel pour la reconstruction et le développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NW/SW).

Avec le Programme des Nations Unies pour le développement comme partenaire initial de mise en œuvre, ce plan a insufflé ressources et dynamisme aux communautés ravagées par des années d’insécurité. Il a été baptisé « plan de reconstruction en mieux ».

En 2024, le Premier ministre Dion Ngute a réorienté le plan en restructurant son cadre opérationnel afin d’accélérer le redressement, d’élargir son champ d’application et d’intensifier les interventions.

Les résultats sont visibles sur le terrain : des systèmes d’approvisionnement en eau desservent désormais plus de 170 000 personnes dans plusieurs divisions ; du matériel a été fourni à plus de 2 400 agriculteurs et pêcheurs ; les tribunaux de Bali, Tombel, Batibo et Limbé ont été reconstruits ; les infrastructures pénitentiaires de Kumba, Kumbo et Bamenda ont été réhabilitées ; et un soutien a été apporté aux coopératives, aux jeunes entreprises et aux fonds de crédit communautaires.

Ce sont là les fondements d’une paix durable, posés pierre par pierre sous les directives du chef de l’État et mis en œuvre avec détermination par son Premier ministre.

Pourquoi Bamenda ? Quelle est sa signification ?

Il est significatif que le Vatican, en élaborant l’itinéraire du pape Léon XIV, ne se soit pas contenté de faire passer le pontife par Yaoundé et Douala, les capitales politiques et économiques du Cameroun.

Le Saint-Père se rendra à Bamenda. Cette décision, chargée de symbolisme, en dit long sur la façon dont la communauté internationale perçoit la situation : le processus de paix au Cameroun a atteint un niveau de maturité tel que le foyer de la crise anglophone peut accueillir le plus haut chef spirituel du monde dans un geste de dignité, et non de détresse.

L’archevêque Andrew Nkea de Bamenda, également président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, a clairement indiqué que le thème de la visite, « Qu’ils soient tous un », avait été choisi délibérément dans un contexte de « troubles politiques, de divisions ethniques, de propagation de discours de haine et de violences dans certaines régions du pays ».

L’Église ne vient pas proclamer la victoire sur la souffrance ; elle vient amplifier l’appel à l’unité et, ce faisant, elle confère une autorité spirituelle à l’œuvre politique du gouvernement de Biya.

Le gouvernement camerounais a adressé une invitation officielle de l’État au Saint-Père, comme l’a confirmé le ministre, directeur du cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo.

Le Premier ministre, le chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a œuvré de concert avec les évêques pour faire de cette visite une réussite. Cette coopération entre l’Église et l’État, tous deux engagés dans la même voie de réconciliation, témoigne de l’infrastructure de paix désormais en place.

Une visite qui consolide, et non qui conclut

Certes, la paix au Cameroun demeure un chantier en cours. Des violences sporadiques persistent dans certaines régions anglophones, et tous les groupes armés n’ont pas déposé les armes. Le chemin qui mène d’un statut spécial à une pleine autonomie reste long. Ce sont des réalités que le gouvernement n’a jamais cherché à dissimuler.

Mais les processus de paix ne se mesurent pas uniquement à leur aboutissement. Ils se mesurent aussi à la direction prise, à la sincérité de l’engagement et à la volonté des dirigeants de rester présents, à la table des négociations, dans les communautés divisées, sur les chantiers de reconstruction. À cet égard, le bilan du chef Dr Joseph Dion Ngute, agissant sur instruction et sous l’égide du président Paul Biya, mérite d’être salué.

La visite du pape Léon XIV au Cameroun, et plus particulièrement son déplacement à Bamenda, ne survient pas par hasard. Elle est le fruit d’un choix gouvernemental : celui du dialogue plutôt que de la force. Un Premier ministre s’est rendu dans des régions en proie aux troubles, porteur d’un message et non d’une arme. Un Président a osé convoquer un dialogue national et s’est engagé à en garantir la mise en œuvre. Le Pontife se rend, en un sens profond, dans un Cameroun qui a accompli le difficile travail préparatoire du choix de la paix.

Alors que les fidèles se rassemblent à l’aéroport international de Bamenda et à la cathédrale Saint-Joseph pour accueillir le Saint-Père, ils seront témoins du fruit d’un processus de paix né dans les cercles du pouvoir et qui s’est déployé, imparfaitement mais avec persévérance, au sein des communautés qui en avaient le plus besoin.

Dans cette convergence entre la mission papale et l’effort présidentiel de paix, le Cameroun vit un moment rare et historique : celui de montrer au monde non seulement qu’il a souffert, mais aussi qu’il a choisi de guérir et que ses dirigeants ont eu la volonté de mener ce processus de guérison en première ligne. Comme cette phrase extraite du discours de fin d’année du président Paul Biya, le 31 décembre 2019 : « Ensemble, faisons du Cameroun une terre de grandes opportunités de développement économique et social dans la paix et l’unité. »

 

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