Cette visite de travail et d’évaluation du fonctionnement des structures publiques et privées d’encadrement des personnes socialement vulnérables basées dans le département du Mfoundi, région du centre, a eu lieu samedi 2 mai 2026. Elle a conduit la Ministre des affaires sociales(Minas) Pauline Irène NGUENE tour à tour au Centre d’accueil des enfants en détresse de Yaoundé(CAED), à l’Institut psychopédagogique EINSTEIN de Nkolbikok, la Pouponnière Saint kisito de Nkolbisson, la Fondation TWILIGHT of Hope à Biyemassi, le Centre d’accueil de l’espoir à Efoulan, et à l’Orphelinat Enfants of Sun d’Odza. L’objectif principal de cette visite de travail était de s’assurer de la qualité de la prise e charge des Personnes Socialement Vulnérables(PSV) et du respect des normes d’encadrement des cibles du Ministère des affaires sociales dans les œuvres sociales privées et institutions publiques du département du Mfoundi, dans la région du centre. En savoir plus.
Cette visite visait également à sensibiliser sur les mécanismes de protection des PSV et particulièrement de l’enfant ; assurer le suivi et le contrôle des normes d’encadrement dans les OSP du Mfoundi ; prendre connaissance des difficultés d’encadrement dans les OSP ; et apporter des appuis aux structures visitées.
Au Centre d’accueil des enfants en détresse de Yaoundé(CAED, photo) qui encadre 37 pensionnaires (15 filles et 22 garçons), la tranche d’âge des pensionnaires varie entre 1 jour et 29 ans.
Ses difficultés sont entre autres la présence du taux élevé des pensionnaires handicapés, la situation des enfants ayant une souche familiale connue préjudiciable à l’installation des nouveaux pensionnaires, a confié au Ministre, Madame Ngah Eloundou Colette Virginie responsable du Centre.
A l’institut EINSTEIN, qui forme les jeunes à besoin éducatif spécifique pour un avenir rayonnant, la promotrice Madame Djonkou Gisèle a fait part au Ministre des affaires sociales des difficultés de l’institut notamment un vide juridique au Minas pour accompagner les pensionnaires par des curricula adaptés à leurs profils, des programmes qui pourront aller avec les profils de ces enfants à besoin éducatif spéciaux.
La troisième étape, la Pouponnière de Nkolbisson. La Ministre a apprécié la propreté des locaux, ce qui a amené Pauline Irène NGUENE à qualifier ses pensionnaires d’« orphelins de luxe ». La sœur scholastique Ngono, promotrice a reçu les félicitions et encouragements du Minas qui a ensuite visité Twilight of Hope Foundation(TOHF).
C’est une structure qui accueille les enfants déplacés internes. La structure dirigée par Divine Mokeji compte 16 pensionnaires.
Au centre d’accueil et d’espoir d’Efoulan (d’une cinquantaine de pensionnaire), que dirige la Sœur Marie Thérèse Brigit Mewoulou et à l’Orphelinat Les enfants of Sun d’Odza (25 pensionnaires) dirigé par Madame Manguele Marianne Epouse Ndinga, la ministre des affaires sociales enregistrés les doléances et a transmis un message encouragements et de satisfaction au regard du dévouement et de l’engagement des responsables de ces structures tout en les invitant à persévérer dans l’effort.

Pauline Irène NGUENE fait le point.
« Nous avons décidé de faire cette descente aujourd’hui pour rappeler que ça fait partie de nos missions ; lorsque nous avons donné des autorisations pour ouvrir une structure , une œuvre sociale privée comme nous l’appelons dans notre jargon, nous sommes tenus de venir faire des évaluations , nous sommes venus écouter nous sommes tenus de venir faire le suivi ; c’est donc dans ce cadre que nous avons organisé cette descente et cette descente était constituée de la visite de 6 structures : nous avons commencé par le CAED qui est une structure publique , c’est la seule, il faut le rappeler , et toutes les autres structures sont des structures privées et je dois dire que de manière générale , nous avons été satisfait par la plupart des structures que nous avons vues ; il y a une structure qui s’occupe des déplacés internes, vous comprenez que ça c’est plus dur ; parce que c’est quelque chose qui a été fait de manière subit , on était obligé de donner une autorisation aussi parce que c’est des gens qui ont tout perdu et qui se retrouvent là ; donc nous allons continuer à encadrer ces structures-là qui ont un peu de difficultés » a déclaré la Ministre des affaires sociales.
Pauline Irène NGUENE s’est également expliquée sur le respect des normes par ces structures. « Lorsque nous donnons des autorisations , il est question de renforcer le respect des normes qui sont édictées par nos textes, il s’agit de quoi, pour une évaluation il faut déjà voir comment est la structure , comment elle est organisée , comment est-ce qu’on encadre les enfants dans ces structures , quelles sont les équipes , c’est-à-dire les éducateurs qui encadrent les enfants, est-ce qu’ils ont le profil , est-ce qu’ils sont au nombre suffisant, parce que dans une structure le nombre d’éducateurs doit correspondre au nombre d’enfants qui sont là, et évidemment on regarde si les problèmes qu’on peut rencontrer dans la structure ; c’est à partir de tous ces mécanismes qu’on peut juger si oui ou non la structure est conforme aux textes. Et c’est pour cela que je disais tout à l’heure que dans la plupart des structures que nous avons visitées , on s’est rendu compte qu’il y a quand même un effort mais bien sûr il y a encore beaucoup de défis à relever parce que vous savez que les enfants dans une structure , il faut non seulement s’occuper de leur santé, il faut s’occuper de leur éducation c’est-à-dire ils sortent de là pour aller à l’école , parfois il faut des moyens de transport , il faut les moyens financiers nécessaires pour pouvoir encadrer ces enfants ; il faut regarder leur éducation de manière générale. C’est autant de choses qui font que pour que les enfants soient vraiment bien encadrés comme s’ils étaient en famille, ça nécessite d’importants moyens financiers , ça nécessite une certaine disponibilité , ça nécessite une certaine expertise ; c’est pour cela que je parlais des profils tout à l’heure et il y a encore des défis à relever bien qu’on ait constaté que de manière générale , ce que nous avons constaté était bien » a ajouté Pauline Irène NGUENE.
La Ministre des affaires sociales a rassuré que ce travail se poursuivra. Il y a, à cet effet, une brigade au niveau de chaque délégation régionale qui fait le travail de contrôle des structures qui ont eu une autorisation définitive du Minas. Des rapports de ces structures sont produits tous les 6 mois et transmis au Minas. En terme de sanctions, celles-ci ne sont pas sévères car l’encadrement des enfants a besoin des personnes disponibles, généralement des bénévoles.
« Nous pensons que nous sommes sur la bonne voie, les mécanismes sont là pour la protection de l’enfant parce que ces structures sont des maillons essentiels qui sont dans le dispositif de la protection sociale. On a besoin de ces structures là pour s’assurer qu’effectivement les enfants qui sont abandonnés les enfants qui sont en détresse, les enfants qui n’ont plus de parents doivent être pris en charge quelque part dans ces structures, donc on a besoin de ces structures. Ça ne vaut pas la peine de les sanctionner totalement parce que de toutes les façons le public ne peut pas prendre en charge tous ces enfants. Donc de manière générale, nous sommes satisfaits mais nous pensons que beaucoup reste à faire, il y a encore beaucoup de défis à relever ». a souligné Pauline Irène NGUENE.

Ericien Pascal


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