Le nouveau Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2024, révèle que des milliards de FCFA continuent d’être détournés des caisses de l’État par des individus et les Camerounais paient encore pour certains services publics censés être gratuits. L’extorsion des Usagers par des Agents Publics reste monnaie courante sur les axes routiers, dans les hôpitaux, les écoles, etc. Certains ministères dénoncés pour refus de collaborer avec la Conac. En savoir davantage.
Ce 14è Rapport publié par la Commission nationale Anti Corruption (Conac), le 27 août 2025 au Palais des Congrès de Yaoundé, dresse une synthèse des actions de lutte contre la corruption menées par les différentes Administrations publiques et parapubliques ainsi que par les Organisations de la Société Civile et le Secteur privé.
Le Rapport révèle que le préjudice financier subi par l’Etat du Cameroun en 2024 du fait de la corruption s’élève à 4 061 806 711 FCFA. Ce montant ne représente que la partie visible de l’iceberg compte tenu de ce qu’au cours de cette même année de nombreux actes de corruption n’ont pas été dénoncés. En outre, de nombreuses affaires de corruption restent pendantes devant les Juridictions.
Par ailleurs, indique le Rapport, en 2024, 334 275 262 FCFA ont été recouvrés par le Tribunal Criminel Spécial et 5 293 068 849 FCFA par la Société de Recouvrement des Créances.
En outre, 10.520 dénonciations ont été reçues par la CONAC en 2024, contre 7.548 en 2023, soit une augmentation de 39,37% en valeur relative. Et en 2024, 31 Administrations ont sanctionné des actes de corruption contre 24 en 2023.
Selon le président de la Conac, pour rendre la lutte contre la corruption plus inclusive et efficace, des mesures d’urgences devraient être prises notamment l’application de l’Article 66 de la Constitution du Cameroun sur la déclaration des biens et avoirs ; la pénalisation de l’enrichissement illicite ; une meilleure protection des dénonciateurs et la mise en place d’un mécanisme spécifique de gestion des avoirs issus de la corruption.
Le Président de la Conac dénonce le manque de collaboration de certaines administrations publique avec la Conac. Le Rev. Dr. Dieudonné MASSI GAMS n’a pas hésité de citer ces administrations qui refusent jusqu’à présent de collaborer avec la Conac. Il s’agit du Ministère de l’Administration territoriale, le Ministère des transports, le ministère de la Communication, le ministère des travaux publics, le ministère de l’eau et de l’énergie, le ministère de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable.
Ericien Pascal



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