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Patrice ASSIGA EYENE : « La réforme de la fiscalité locale met fin aux dérives dans certaines communes »

Selon ce Diplômé en Management des Organisations publiques et expert en communication, l’Arrêté conjoint N°00043/AC/MINDDEVEL/MINFI du 15 mai 2026 portant création et organisation des Unités de Suivi de la Fiscalité Locale constitue « une avancée majeure dans le processus d’assainissement de la gestion financière des Collectivités Territoriales Décentralisées au Cameroun ». Pour Patrice ASSIGA EYENE, « cette réforme intervient dans un contexte marqué par de nombreuses critiques relatives à la gestion opaque des recettes locales dans certaines communes où les ressources issues des taxes, redevances et autres prélèvements communaux échappaient souvent à un véritable mécanisme de contrôle et de traçabilité. ». En savoir plus.

« Dans plusieurs collectivités, les populations ont longtemps dénoncé l’absence d’impact visible des recettes collectées sur les conditions de vie des citoyens malgré l’importance des ressources mobilisées.Les infrastructures de base demeuraient insuffisantes tandis que les initiatives génératrices de revenus et les projets de développement local restaient très limités.Par ailleurs, les fourrières municipales ont parfois été perçues comme des instruments de pression financière sur les usagers avec des pratiques assimilées à des formes d’abus administratifs et de taxation excessive des citoyens.À travers la mise en place des Unités de Suivi de la Fiscalité Locale, l’État renforce désormais les mécanismes de contrôle, de suivi et d’évaluation des opérations liées à l’émission et au recouvrement des recettes fiscales locales.
Cette réforme permettra notamment une meilleure identification des contribuables une amélioration du suivi des recettes locales un encadrement plus rigoureux des procédures fiscales une production régulière des rapports de gestion une limitation des risques de détournement et de mauvaise gouvernance.Cette décision apparaît comme une volonté affirmée des pouvoirs publics de promouvoir davantage de transparence, de redevabilité et d’efficacité dans la gestion des finances locales.
La fiscalité locale doit désormais être orientée vers le financement du développement communal, l’amélioration des services publics de proximité et la mise en œuvre de projets concrets au bénéfice des populations plutôt que vers des pratiques de gestion contestées et contraires à l’intérêt général ».

Patrice ASSIGA EYENE,
Expert en Communication ;
Diplômé en Management des Organisations Publiques.

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