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Mois camerounais de l’enfance et Journée de l’Enfant Africain 2026 : La Déclaration du Ministre Pauline Irène NGUENE

A l’occasion de la célébration de la VIème édition du Mois camerounais de l’enfance et de la 36ème édition de la Journée de l’Enfant Africain le 16 juin 2026, sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », Pauline Irène NGUENE, Ministre des affaires sociales de la République du Cameroun, a fait une importante déclaration. « L’accès à l’eau potable, à des services d’assainissement adéquats et à de bonnes pratiques d’hygiène constitue non seulement un droit fondamental, mais également une condition indispensable à la survie, à la santé, à l’éducation, à la dignité et à l’épanouissement des enfants » déclare la Ministre.  Voici sa déclaration intégralité.

« Le Gouvernement de la République du Cameroun se joint, ce 16 juin 2026, à la communauté africaine et internationale pour commémorer la 36ᵉ édition de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée cette année sous le thème : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique ».

Instituée par l’Organisation de l’Unité Africaine, aujourd’hui Union Africaine, cette journée constitue un moment privilégié de mobilisation, de réflexion et d’engagement collectif en faveur de la promotion, de la protection et de la réalisation effective des droits de l’enfant. Elle rappelle également le sacrifice héroïque des enfants de Soweto, en Afrique du Sud, qui, le 16 juin 1976, se sont courageusement levés pour défendre leur droit à une éducation de qualité, équitable et accessible à tous.

Le thème retenu cette année interpelle l’ensemble des États africains sur l’impérieuse nécessité de garantir à chaque enfant un environnement sain, protecteur et propice à son développement intégral. En effet, l’accès à l’eau potable, à des services d’assainissement adéquats et à de bonnes pratiques d’hygiène constitue non seulement un droit fondamental, mais également une condition indispensable à la survie, à la santé, à l’éducation, à la dignité et à l’épanouissement des enfants.

Malgré les progrès enregistrés au cours des dernières années, les défis demeurent considérables quand on sait que selon le rapport final de l’Enquête par grappe à Indicateurs multiples de 2022 (MICS6, 2022) produit par l’INS, seulement 47 % de la population camerounaise a accès à l’eau potable en milieu rural, 76 % en zone urbaine.Des millions d’enfants continuent dès lors de souffrir des conséquences du manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, avec pour corollaires la propagation des maladies hydriques, l’absentéisme scolaire, la malnutrition et diverses formes de vulnérabilité sociale.

Pour illustration, le taux de mortalité infantile qui  était de  54 % au Cameroun en 2018 selon l’Enquête Démographique et de Santé de la même année (INS, EDS 2018) et qui certainement a connu une nette progression, a pour causes principales, entre autres, les maladies hydriques.

Au Cameroun, des efforts importants ont été consentis par le Gouvernement, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, en vue d’améliorer l’accès des populations aux services d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Toutefois, de nombreux enfants, particulièrement dans les zones rurales, enclavées et affectées par les crises sécuritaires ou humanitaires, restent confrontés à d’importantes difficultés d’accès à ces services essentiels.

Nous référant à une étude menée en 2022 par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance                    (UNICEF-Cameroun, 2022), la malnutrition chronique affecte 29 % des enfants de moins de 5 ans au Cameroun. Et  L’eau insalubre en est un facteur aggravant.

Vous l’aurez compris, cette situation compromet l’exercice de plusieurs autres droits fondamentaux de l’enfant et constitue un frein à son plein développement physique, intellectuel, social et émotionnel. Elle appelle ainsi à une mobilisation renforcée de tous les acteurs concernés.

Face à ces défis, le Gouvernement de la République du Cameroun réaffirme son engagement à renforcer les politiques publiques notamment, à travers la mise en place d’une politique nationale de l’eau depuis 2019, et qui est actuellement en révision, qui vise un accès universel à l’eau potable d’ici 2030, en cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement (SND30), ainsi que des investissements structurants et les initiatives communautaires dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

Cette volonté du Gouvernement convient-il de le rappeler, s’inscrit, en droite ligne des Objectifs de Développement Durable, notamment l’Objectif 6 relatif à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des orientations de l’Agenda 2063 de l’Union  Africaine.

À cet effet, j’invite donc :

les administrations publiques ;

les collectivités territoriales décentralisées ;

les partenaires techniques et financiers ;

les organisations de la société civile ;

les médias ;

les leaders communautaires et religieux ;

ainsi que les familles et les communautés,

à intensifier leurs efforts et à renforcer leurs synergies d’action afin de garantir à chaque enfant un accès durable à l’eau potable, à des installations sanitaires sûres et adaptées, ainsi qu’à des pratiques d’hygiène favorables à sa santé et à son bien-être.

J’exhorte également les enfants et les jeunes à devenir de véritables ambassadeurs de l’hygiène, de la protection de l’environnement et de la citoyenneté responsable au sein de leurs écoles, de leurs familles et de leurs communautés. Leur participation active est essentielle pour bâtir une société plus saine, plus résiliente et plus respectueuse des droits de tous.

Le Ministère des Affaires Sociales conformément au mandat qui lui est confié par la Très Haute Hiérarchie, d’assurer la coordination de la réflexion sur les problématiques liées à l’enfant, poursuivra en étroite collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux, les actions de sensibilisation, de plaidoyer, de mobilisation sociale et de renforcement des capacités visant à promouvoir les droits, la protection et le bien-être de tous les enfants vivant au Cameroun.

En cette circonstance solennelle, je rends un hommage mérité à tous les acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits de l’enfant : institutions publiques, partenaires au développement, organisations de la société civile, éducateurs, personnels de santé, travailleurs sociaux, leaders communautaires et familles.

Je renouvelle, au nom du Gouvernement, notre ferme engagement à bâtir un Cameroun où chaque enfant, sans distinction aucune, grandit dans un environnement sûr, sain, inclusif et protecteur, lui permettant de réaliser pleinement son potentiel et de contribuer au développement durable de notre Nation.

Ensemble, agissons pour garantir à chaque enfant son droit à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, pour un avenir meilleur et durable.

Bonne célébration de la 36ᵉ édition de la Journée de l’Enfant Africain. /-».

Pauline Irène NGUENE, Ministre des affaires sociales de la République du Cameroun. 

 

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