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Cameroun : Les faits et chiffres qui honorent la femme rurale

Selon les statistiques, les femmes rurales représentent 71,6% de la main d’œuvre agricole formelle et informelle et produisent plus de 85% des produits vivriers consommés. Dans les zones rurales, les femmes consacrent près de 17 heures par semaine au travail domestique non rémunéré, contre seulement 8 heures pour les hommes. Le 15 octobre 2022, ces braves dames ont été célébrées à Nguibassal par la Ministre de la promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa et par le gouvernement, suivant ainsi la vision du Chef de l’Etat Paul Biya qui n’a cessé de valoriser la femme rurale comme par exemple dans son discours d’ouverture du Comice Agro-pastoral d’Ebolowa, le 17 janvier 2011. En savoir plus.

« Je tiens à rendre un hommage mérité à nos paysans, en particulier aux femmes rurales qui ne ménagent aucun effort, à tous les maillons de la chaîne de production agro-pastorale, et grâce auxquelles nous pouvons manger à notre faim ». Ces propos du Chef de l’Etat, extrait de son discours d’ouverture du Comice Agro-pastoral d’Ebolowa, le 17 janvier 2011 ont été prononcés le 15 octobre 2022 à Nguibassal par la Ministre de la ministre de la promotion de la femme et de la famille Marie Thérèse Abena Ondoa à l’occasion de la célébration nationale de la de la 27eme édition de la Journée Mondiale de la Femme Rurale (JMFR) sous le thème « Développons la production locale avec la femme vivant en milieu rural pour notre sécurité alimentaire ». Les femmes rurales selon les statistiques, représentent 71,6% de la main d’œuvre agricole formelle et informelle et produisent plus de 85% des produits vivriers consommés. Dans les zones rurales, les femmes consacrent près de 17 heures par semaine au travail domestique non rémunéré, contre seulement 8 heures pour les hommes. Pour la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, « Développer notre production locale est aujourd’hui, plus que jamais une nécessité, au moment où le monde fait face aux effets néfastes que la crise russo-ukrainienne engendre sur les chaînes d’approvisionnement des produits. Je ne vous apprends rien en attirant votre attention sur le phénomène d’inflation qui a cours dans nos différents marchés. Cette situation nous impose de revoir nos stratégies d’amélioration et de valorisation de la production locale. Il est question de produire plus, de produire mieux, et surtout de consommer ce que nous produisons et de promouvoir le made in Cameroon ». Il est donc urgent aujourd’hui de recentrer la synergie d’actions autour de la femme vivant en milieu rural, laquelle est un acteur clé et incontournable dans le maintien de la sécurité alimentaire du pays. « En effet, les femmes vivant en milieu rural sont des agents économiques dont la valeur ajoutée au développement durable n’est plus à démontrer. Par leurs efforts, elles contribuent de manière significative à la stabilisation de la vie en campagne comme en ville » a souligné Madame le Ministre(photo ci-dessous).

Chaque année le Cameroun se joint à la Communauté Internationale, pour commémorer le 15 octobre la Journée Mondiale de la Femme Rurale, instituée en 1995, lors de la 4ème Conférence Internationale des Nations-Unies sur les femmes, tenue à Pékin en 1995. Cette Journée vise le renforcement des actions en faveur de l’amélioration de la situation de la femme vivant en milieu rural dans tous les domaines. Elle offre l’occasion de se pencher sur les problèmes auxquels les femmes rurales font face, d’évaluer les actions mises en œuvre et d’identifier de nouvelles stratégies visant leur plein épanouissement.

Le choix de Nguibassal, pour abriter cette célébration, a été guidé par des atouts, notamment les activités et la production agricoles, fruit des efforts des hommes et des femmes de ce lieu. En effet, le Nyong et Kéllé est un département où cohabitent harmonieusement plusieurs groupes ethniques. Il est connu pour son dynamisme, la beauté de son paysage, ses nombreuses ressources fauniques et végétales, la ferveur patriotique et sa richesse culturelle.

Il fait rappeler que le gouvernement n’est pas insensible aux problèmes auxquels font face les femmes vivant en milieu rural. Il met en œuvre des stratégies pour renforcer l’autonomisation des femmes vivant en milieu rural. Il s’agit notamment, comme l’a souligné la Ministre Abena Ondoa, du Regroupement des femmes en coopératives ; la Formation aux bonnes techniques culturales, à la conservation et à la transformation des produits locaux ; l’Organisation des chaines d’approvisionnement agropastorales. Mais également la Facilitation de l’accès aux ressources productives, notamment la propriété foncière ;la Mise en place d’une politique d’inclusion financière ;l’Octroi de subventions et de matériel agricole ;la Mise en œuvre des programmes et projets en faveur du secteur rural ; la Valorisation des savoir-faire des femmes vivant en milieu rural ;la Promotion de la paix et lutte contre les violences, les pratiques culturelles néfastes et les discriminations faites à la femme et à la fille vivant en milieu rural.

Ericien Pascal Nguiamba Bibiang

 

 

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